rien

Bien longtemps que je n'ai rien écrit. Pourquoi?? Le temps me manque et ma vie sociale des vacances me semble bien loin. Je deviens un petit rat de bibliothèque qui passe plus de temps à lire qu'à dormir. Etre étudiant il n'y a pas à dire c'est l'enfer... Enfin bon bref! Peut être aurais-je le temps d'écrire dans ces jours prochains... Le temps nous le dira...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 07 septembre 2008 17:49

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 13:03

Voyage au bout de la nuit ou lettre ouverte

Voyage au bout de la nuit ou lettre ouverte
"Molly
[...]

Si vous voulez savoir pourquoi les hommes quittent les femmes, inutile de se coltiner toute la littérature mondiale. Le Voyage au bout de la nuit de Céline fera l'affaire, même les seules dix pages magnifiques où apparait Molly rencontrée à New York par le désespéré Bardamu.

Quand un homme quitte une femme, celle-ci se demande ce qu'elle a fait, ce qui lui manque. Elle se regarde les seins et les fesses dans la glace, doute de son intelligence, de son humour, se repasse le film de la relation, avec arrêts sur les images disqualifiantes pour elle [...]. Peine perdue. Le plus souvent le problème n'est pas là. Voir en quels termes Bardamu parle de Molly: "douceur persuasive", "bonté", [...]. Je vous vois venir. Vous avez remarqué que l'éloge ci-avant est d'ordre exclusivement moral. Et déjà vous triomphez: ok, facile, c'est juste physiquement, ça suit pas, il la trouve moche et voilà. Détrompez-vous. Molly est une professionnelle de la bagatelle, croisée la première fois dans un bordel, un "boxon" [...] et "ses jambes longues et blondes" donnent de fréquentes et vigoureuses idées à son amant français. De cerveau comme de corps (comme on dit en quatrième), Molly est la plus aimable des femmes, et Bardamu l'aime: "J'éprouvai bientôt un exceptionnel sentiment de confiance, qui chez les êtres apeurés tient lieu d'amour."

Ici s'ouvre le gouffre de la psychologie masculine, dont on mesurera la profondeur si l'on réalise qu'elle est dérogatoire à ce principe pourtant simple selon lequel un individu cherche son bien. L'amour redonne l'espoir, mais il ne peut rien avec les êtres qui prisent leur désespoir et le cultivent. "C'est peut être ça qu'on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir." Les hommes ne partent pas par désamour, mais parce qu'ils aiment, et que c'est du bonheur alors qu'eux ont cette "manière d'aimer son malheur malgré soi". Alors ils sont là, fébriles quand ils embrassent, pensant déjà à reprendre la route. Vers où? Vers le bout de la nuit, avec quoi ils rêvent d'un affrontement héroïque et digne de leur puissance testiculaire: "Je l'aimais bien, sûrement, mais j'aimais encore mieux mon vice, cette envie de m'enfuir de partout, à la recherche de je ne sais quoi, par un sot orgueil sans doute, par conviction d'une espèce de supériorité." Au bout de la nuit, par définition, les hommes ne trouvent rien. Alors ils repensent à l'amour, lancent des avis de recherche par roman interposé [...]. Seulement Molly ne lira pas ces lignes. Molly est loin. Elle est partie aimer ailleurs. L'homme mourra seul."

Muze n°47, aout 2008, chronique de François Bégaudeau

Eclairée par cette lecture? Non. Je ne comprends toujours pas et mon desaroi est toujours aussi grand.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 27 août 2008 18:26

Modifié le mercredi 27 août 2008 20:24

quand la déprime s'en mêle

quand la déprime s'en mêle
Dimanche soir

La phase "j'ai pas le courage, la force de manger" terminée, je suis touchée par la phase "je mange tout et n'importe quoi". Ma mère devient dingo-dingue. Après deux jours de:
"_J'ai pas faim.
_Mange un peu, t'as rien mangé à midi!", elle se retrouve à faire les commentaires inverses :"arrête de manger!!"
Et moi dans un grognement gargarithmique, je lui lache un espèce de "laisse moi tranqile!", la bouche pleine évidemment! Mon bide est plein à craquer. Quoi de plus normal avec un bol de glace, presque un kilo de raisin (quand elle a vu ça, j'ai cru qu'elle allait me tuer) et la moitié du pot de confiture de caramel au beurre salé (sur tartine!). La dessus j'avais déjà diner et manger deux tartines de vache kiri. Maintenant ce qu'il y a de bien c'est qu'en plus d'etre juste déprimée, je me trouve grosse et moche. Par dessus le marché j'ai mal au coeur! Ce qui me déprime encore plus. Je suis une grosse conne déprimée naive et abrutie. Je suis à la tête d'un superbe palmarès... Et pour couronner le tout, je joue à la légumineuse sur le canapé. Pour finir, j'ai deux jours de repos plus ou moins mérités dont je ne sais quoi faire parce que je déprime. Je me connais, je sais très bien que je vais passer ces deux prochains jours à dormir surtout que je ne vois pas qui pourrait me sortir... Ou plutot qui aurait le courage d'essayer de faire sortir un légume.

Lundi soir

Premier jour de repos. Et quoi? Et bah rien! Oui rien. J'aurais pu passer la journée au lit. Mais ils m'ont réveillé avec leurs travaux à la con. Enfin... Je me suis levée, je suis passée par la case cuisine, j'ai allumé la télé et j'ai attéri sur le canapé. J'ai mangé sur le canapé, redormi sur le canapé, mangé et dormi encore. Je me suis fait toutes les séries policières pour éviter soigneusement les histoires d'amour pathétiquo-dramatiques (tout ça pour ne pas pleurer). Ma mère a alors passé la journée à raler. En début de soirée, n'y tenant plus, elle m'a fait une scène en me disant que j'étais pir que Zébulon (mon chat). En effet, lui au moins il joue dans le jardin. Je lui ai alors demandé si il était envisageable de "déprimer tranquil dans cette maison". Il faut croire que non. Alors j'ai quand même vidé le lave vaisselle et rangé les courses et je suis retournée sur mon canapé regarder la télé. J'ai quand même cru qu'elle allait m'en fiche une. Dans cet état elle peut me dire n'importe quoi, je m'en moque. Ca me fait rigoler...

Une semaine plutard

Une semaine de passée. Heureusement que L. est rentré. Enfin bon ma mère m'a quand meme trouvée dans la meme position que celle où elle m'avait quitée (sur le canapé évidemment). Mais bon... Je reprend du poils de la bete. L'alternance manger pas manger est plus courte et je sorts (merci L.). Et je ris aux larmes (merci les grands-parents). Et je vais ranger ma chambre... J'irais pas dire merci à ma mère pour ça... Tout est bien qui fini presque bien. Ca n'était pas de mon ressort. L. dit "boulet" moi je ne comprends pas ou plus. Le mot de la fin est distance.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 19 août 2008 08:46

Modifié le mercredi 27 août 2008 18:20

serre moi jusqu'à étouffer de toi

serre moi jusqu'à étouffer de toi
Envie de rien.
Hier, maintenant et toujours.
Etat de paresse .
Deception, ça m'apprendra (pas).
On m'y reprendra (pas).



“Je ne comprenais pas pourquoi elle pleurait tant. Je la serrais dans mes bras et m'engouffrais dans son cou. Je croyais qu'elle était malheureuse parce que je partais et qu'elle me laissait voir sa détresse.
Et puis quelques semaines plus tard; après avoir piétiné mon orgueil malpropre au téléphone ou en gémissant dans des lettres trop longues, j'ai fini par comprendre.
Que ce jour là elle flanchait parce qu'elle savait qu'elle regardais mon visage pour la dernière fois, que c'était moi qu'elle pleurait...”

"dans quelques années", Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part d'Anna Gavalda

# Posté le dimanche 03 août 2008 18:28

Modifié le lundi 04 août 2008 08:56

Alphabet, quand les mots viennent d'eux mêmes.

Alphabet, quand les mots viennent d'eux mêmes.
A apprendre, aimer, apostrophe, alanguissement

B bateau, blaser, bénir, bêtise

C courir, confiance, consolation

D désespoir, déprime, déchéance, défaite, découragement, déception, désillusion

E espérer, ennui, envie, évidence, ensemble

F facilité, fainéantise, foi, fusion, froid

G galvaniser, goûter, Giverny,

H hiboux, heureux, Homme, hostilité, hiver

I immerger, inventer, intelligence, irréel

J joie, jamais, justice

K

L lui, larguer, languir, liberté

M mer, manque, mourir, mandarine

N nier, naiveté, nostalgie, négliger

O océan, omettre, oublier

P pouvoir, patience, pauvreté, privation, parier, plénitude

Q question

R rage, regret, remords, rêve, rattraper, réaliser, réalité, rien

S symbole sympathie, satisfaction, soupir, savourer, sauver, songe

T tristesse, temps, toujours, Terre, trépas

U union, univers, utopie, Ulysse

V vouloir, vengeance, victoire, valoriser, vide, vie

W wagon, wagonnet

X

Y

Z zoo, zéphire, zèbre, zouave, zozoter


(je n'ai pas encore terminé)
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 03 août 2008 18:02